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Des milliers de personnes se mobilisent pour donner accès à l’éducation à 98 millions de jeunes filles

Nous nous réjouissons de voir la presse continuer à mettre en valeur le programme “Let Girls Learn”. En participant à ce programme, notre but est de contribuer non seulement à équiper l’Afrique en infrastructures énergétiques, mais aussi à favoriser l’épanouissement des citoyens africains. Nous sommes très heureux de continuer à participer à cette formidable initiative !

Nous encourageons les autres à s’impliquer, comme nous, pour faire de “Let Girls Learn” une très grande réussite !

Pour en savoir davantage sur ce programme, sur l’engagement d’Endeavor et sur les possibilités de vous impliquer, rendez-vous sur le site Let Girls Learn. Cliquez ici pour accéder à l’article de Tina Tchen, chef de cabinet de la Première dame des Etats-Unis Michelle Obama, publié sur Medium.com

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Des milliers de personnes se mobilisent pour donner accès à l’éducation à 98 millions de jeunes filles

Tina Tchen, chef de cabinet de la Première dame des Etats-Unis Michelle Obama et directrice exécutive du Conseil de la Maison Blanche sur les femmes et les filles

 

Billboard, Marie Claire, Proctor & Gamble, JetBlue, des groupes d’enfants qui organisent des ventes de gâteaux… Qu’ont-ils tous en commun ? Ce sont des entreprises et des particuliers de tout le pays qui ont entendu l’appel du président Obama et de la First Lady et se sont mobilisés pour permettre à plus de 90 millions de filles dans le monde d’aller à l’école, grâce à l’initiative Let Girls Learn du gouvernement américain lancée en 2015.

Avec beaucoup d’autres défenseurs de cette cause, ils se sont engagés très concrètement, car il est notoire, et ils le savent, que lorsque les filles reçoivent une éducation et peuvent ainsi faire entendre leur voix, non seulement elles transforment leur propre vie, mais elles transforment aussi leur pays, et notre monde dans son ensemble. Or, beaucoup de femmes dans le monde se voient malheureusement refuser ces horizons, en particulier dans les pays en développement. Il nous appartient donc à tous – mères, pères, élèves, enseignants, chefs d’entreprise et citoyens de ce pays et du monde, de faire changer les choses.

Le premier obstacle auquel se heurtent beaucoup de jeunes filles est le manque de moyens : leur famille n’est pas en mesure de payer leur scolarité, ou bien l’école la plus proche est encore bien trop loin de chez elles et elles n’ont aucune moyen de s’y rendre. Même lorsqu’il existe une école à proximité de chez elles, celle-ci n’a bien souvent même pas de toilettes, si bien que les filles qui ne peuvent pas se payer de produits d’hygiène féminine sont contraintes de rester à la maison lorsqu’elles ont leurs règles. Elles accumulent ainsi du retard, ne parviennent plus à suivre et finissent par abandonner l’école.
Mais souvent, le problème ne se limite pas aux moyens et relève aussi des mentalités, car lorsqu’elles atteignent l’adolescence, les filles se retrouvent souvent confrontées aux préjugés de la société à l’encontre des femmes : il faut forcer les jeunes filles à se marier et à avoir des enfants le plus tôt possible, ou bien elles doivent rester à la maison et contribuer au soutien de la famille en s’occupant des tâches ménagères.

Depuis que le président et la première dame ont lancé Let Girls Learn, cette initiative a permis l’investissement de plus d’un milliard de dollars dans des programmes nouveaux ou existants en faveur de l’éducation des filles, dans plus de 50 pays. La First Lady a voyagé dans le monde entier et a mobilisé de nombreux gouvernements, et notamment ceux du Royaume-Uni, du Japon et de la Corée du sud, qui se sont engagés collectivement et dans l’ensemble du monde à allouer près de 600 millions de dollars à des programmes d’éducation.

A titre d’exemple de cette solidarité, les élèves du collège Stanley, en Californie, ont récemment fait don de 1 500 $ au fonds Let Girls Learn du Corps de la Paix, somme qu’ils ont rassemblée en vendant des sucettes glacées et des chocolats pendant l’heure du déjeuner. A Chicago, deux jeunes femmes ont organisé une nuit de l’art, de la musique et du spectacle en faisant payer l’entrée à leurs amis et ont ainsi recueilli 1 350 $ pour Let Girls Learn. A New York, deux élèves de CM1 sensibilisées aux difficultés que rencontrent beaucoup de filles pour aller à l’école, ont organisé une vente de gâteaux pour financer l’achat d’un système d’alimentation en eau propre en Gambie.

Mais le don en argent n’est pas le seul moyen d’aider ce programme. C’est ainsi que des millions de personnes dans le monde ont tout simplement participé à une campagne dans les médias sociaux, pour relayer l’information et contribuer à sensibiliser les gens au besoin d’éducation des filles. Le documentaire intitulé We Will Rise produit par le distributeur CNN Films, et la chanson produite par AOL MAKERS This is for My Girls ont aussi permis de sensibiliser de nouveaux publics à ce problème crucial. Depuis le lancement Let Girls Learn, la Maison Blanche a obtenu près de 100 engagements concrets du secteur privé en faveur de l’éducation des adolescentes. Des médias tels que Playbill et l’association de la presse magazine ont quant à eux fait don d’espaces publicitaires. Alex + Ani et InStyle ont mobilisé des designers pour créer des produits et sensibiliser le public à la cause de Let Girls Learn. IBM détache des consultants pour accompagner les volontaires du Corps de la Paix et les bénéficiaires de leurs projets d’éducation. Les Girl Scouts ont créé un badge. Enfin, beaucoup d’entreprises telles que Newman’s Own, Endeavor Energy, Proctor & Gamble, Johnson & Johnson, Lyft, Salesforce.org, UPS Foundation, Xerox, Barney’s New York et Sesame Workshop – et la liste est encore longue - qui toutes ont compris la nature et l’importance du besoin, ont trouvé un moyen ou un autre, dans leurs domaines de compétence respectifs, de soutenir cette initiative.

Le mois dernier encore, le magazine Marie Claire faisait de Let Girls Learn l’action de bienfaisance bénéficiaire de sa nouvelle initiative “Young Women’s Honors”. De son côté, le magazine Billboard a parlé de Let Girls Learn dans son numéro spécial “Women in Music” et a fait don au programme de la somme de 75 000 $. La fondation Sara Blakely, dirigée par le fondateur de SPANX, a donné pour sa part 100 000 $. Tous ces acteurs, comme bien d’autres encore qui se sont manifestés ces deux dernières années en faveur du programme, ont compris que même si elles vivent à l’autre bout du monde, toutes les jeunes filles dont nous parlons ont aussi des talents, sont curieuses d’apprendre, sont franches et spontanées et ont plein d’idées sur ce qu’elles voudraient faire plus tard… Mais se voient un jour rappeler qu’elles sont des filles, qu’elles doivent rester à la maison et épouser un homme bien plus âgé qu’elles et avoir des enfants.

Comme l’a dit la Première dame, imaginez ce que vous, ou vos enfants, auriez ressenti si l’on vous avait dit, ou si on leur avait dit, à 12 ou 13 ans, qu’il fallait renoncer, que les beaux rêves s’arrêtaient là. Imaginez qui vous seriez aujourd’hui si vous aviez dû abandonner à l’école primaire, ou au collège. Imaginez-vous en adulte qui n’aurait pour connaissance que ce qu’elle aurait appris jusqu’à ce niveau intermédiaire…. Et multipliez cela par environ 98 millions : vous aurez alors une idée de l’ampleur de cette inacceptable réalité.

En tant que femme et que mère, je prends personnellement cette question très à cœur, tout comme le président et la première dame. Mais il ne s’agit pas seulement d’une question morale : l’éducation des filles représente aussi un grand enjeu économique. Chaque année supplémentaire passée à l’école secondaire, par exemple, peut augmenter le revenu d’une jeune fille de pas moins de 18 %. Une étude a même montré que le fait d’envoyer davantage de filles à l’école pouvait augmenter très nettement le PIB d’un pays. Lorsqu’elles sont éduquées, les filles fondent et élèvent une famille plus saine et occupent une plus grande part dans la main d’œuvre de leur pays. Loin de ne profiter qu’à leur économie, cela peut aussi être bon pour la nôtre, car nous savons tous que l’augmentation des revenus et des niveaux de vie des autres pays profite aussi à nos propres entreprises. Enfin, du point de vue de la sécurité, il est notoire que les pays où les femmes et les filles sont traitées comme des citoyennes à part entière, avec tous les droits que cela implique, sont des pays plus stables et plus démocratiques.

Il ne s’agit pas seulement d’une question morale : l’éducation des filles représente aussi un grand enjeu économique

Nous ne doutons pas que le gouvernement américain continuera à aider toutes ces adolescentes, à travers Let Girls Learn, comme nous l’avons fait notamment dans des zones de conflit telles que la République Démocratique du Congo, via des programmes qui visent à combattre la pauvreté, le sida et d’autres fléaux qui empêchent les filles d’aller à l’école, et comme nous l’avons fait à travers le Corps de la Paix qui forme ses 7000 volontaires sur toute la problématique qui entoure l’éducation des filles et leur apprend à apporter des solutions locales et concrètes à ces problèmes.

Nous sommes fiers de tout ce qui a été accompli au cours de ces deux dernières, sous notre administration, et la Première dame et moi-même allons continuer à œuvrer en ce sens. Mais nous voulons toutes deux rappeler que ce sont nous, les citoyens, et non le seul gouvernement, qui détenons toutes les solutions ou les ressources nécessaires pour éradiquer ce problème ; c’est pourquoi nous avons besoin, plus que jamais, de la contribution et du soutien de tous. Nous avons besoin de compétences, de produits, d’idées et de technologies. Chaque citoyen américain peut, d’une manière ou d’une autre, servir cette grande cause.

Il faut envoyer toutes ces jeunes filles à l’école, car nous savons que l’éducation est le seul véritable tremplin vers le pouvoir, la liberté et l’égalité. Il s’agit donc pour nous, en tant que femmes et qu’êtres humains, d’un devoir moral, tout comme il s’agit aussi, pour les chefs d’entreprise, d’un devoir économique. La Première dame l’a dit : “nous devons donner un sens à notre action, pour aider toutes ces jeunes filles”. A l’heure où le mandat de cette administration arrive à son terme, j’invite tout le monde – mères, élèves, enseignants ou dirigeants d’entreprise – à se poser cette question : “que puis-je faire pour servir cette cause ?”

Pour en savoir davantage ou faire part de vos réflexions, rendez-vous sur le site du programme, avec le hashtag #LetGirlsLearn, et parlez à vos amis et vos collègues de ce que vous pourriez faire pour aider toutes ces jeunes filles. Ensemble, nous pouvons éradiquer ce problème et offrir à toutes les jeunes filles du monde un avenir où elles pourront exprimer leurs talents et réaliser leurs rêves.
Pour aller plus loin, rendez-vous sur le site letgirlslearn.gov